Questions

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Question de Sylvain (35 ans)

La question : Malgré de nombreuses précautions (zéro bulle au remplissage), des bulles d'air finissent toujours par apparaître dans le réservoir de la pompe et dans la tubulure. Ce problème est-il rédhibitoire ?

Réponse du diabétologue

L’apparition de bulles significatives dans un deuxième temps, après le remplissage, peut être liée à la température de l’insuline lors du remplissage. En effet, le flacon (stylo ou cartouche) d’insuline utilisé pour remplir le réservoir doit être conservé à température ambiante ou au minimum, sorti du réfrigérateur bien à l’avance.  

Question de Camille (36 ans)

La question : Faut-il obligatoirement passer plusieurs jours à l’hôpital pour passer sous pompe ou peut-on faire cette transition chez soi ?

Réponse du diabétologue

Il y a maintenant des prestataires de service qui d'ailleurs se déplacent à domicile avant même la pose de la pompe, y compris pour le choix de cette dernière. La formation au fonctionnement de la pompe est assez longue et délicate, c'est à la fois une facilité mais aussi une efficacité de réaliser l'apprentissage à l'hôpital. L'hospitalisation répond à un cadre réglementaire (qui ne précise pas le nombre de jours nécessaires).

Question de Bénédicte (34 ans)

La question : Aujourd'hui je me sens prête pour avoir une pompe à insuline. J'appréhende une seule chose, c'est le niveau de douleur pour la pose du cathéter. On vient de me poser un holter glycémique, et je me demandais si la pose de ce holter était le même principe que la pose de la pompe et si l'aiguille est la même afin de pouvoir évaluer la douleur ?

Réponse du diabétologue

Il existe plusieurs type de holters et plusieurs marques de pompes. Les systèmes d'insertion des cathéters sont à la fois proches et différents. Les divers fabricants ont apporté grand soin à rendre de plus en plus indolore le système de connexion d'autant que le geste doit être répété. Réputé déjà indolores, les systèmes vont probablement encore s'améliorer. Ce n'est pas facile en pratique de tester divers systèmes pour choisir le moins douloureux et il faut probablement choisir sa pompe sur d'autres critères.

Question de Camille (48 ans)

La question : Je souhaiterais passer sous pompe, comment choisir un modèle adapté ?

Réponse du diabétologue :

Le choix d’une pompe à insuline est personnel mais vous pouvez également demander conseil à votre diabétologue. Le  modèle doit être adapté à vos besoins spécifiques, vos usages et votre mode de vie. Les pompes à insuline commercialisées en France  présentent quasiment les mêmes fonctionnalités de base : programmer des débits de base et déterminer des bolus d’insuline. Néanmoins d’autres fonctionnalités peuvent influer sur le choix d’un modèle : la fonction alarme (en cas d’oubli d’un bolus, pour contrôler la glycémie postprandiale …), la vitesse d’administration d’un bolus, les incréments de doses, un assistant pour faciliter le calcul du bolus, la contenance du réservoir, la présence d’une télécommande pour injecter le bolus en toute discrétion… Pour connaître en détail les caractéristiques techniques des pompes vous pouvez consulter notre page Présentation des pompes à insuline externes    

Question de Jean Louis (52 ans)

La question : Faut-il enlever la pompe lorsqu’on se lave ?

Réponse du diabétologue :

Il est tout à fait possible de se doucher, de prendre un bain ou d’aller à la piscine lorsqu’on porte une pompe à insuline. Il suffit simplement de déconnecter la pompe temporairement  en laissant le cathéter en place, mais pas plus de  deux heures. Durant ce lapse de temps les réserves  d’insuline encore présentes sous la peau sont utilisées par l’organisme. Un cache spécial est prévu pour protéger le cathéter de l’humidité.

Question de Eric (30 ans)

La question : Bonjour, je me pose la question du passage sous pompe à insuline. Quels sont les avantages de ce traitement, sachant que je suis sportif (cyclisme, marche nordique, course à pied) ?

Réponse du diabétologue :

Les avantages liés à la pompe sont différents d’une personne à l’autre mais généralement : On constate une amélioration modérée de l’équilibre glycémique : diminution des hypoglycémies (sévères), meilleure hémoglobine glyquée, diminution des variations glycémiques. La pompe est notamment performante si les besoins en insuline basale sont très différents le jour et la nuit par exemple (possibilité de programmer plusieurs débit de base). Avec le traitement par pompe, il y a moins d’injections : une fois tous les trois jours, à chaque changement de cathéter, au lieu de 4 piqûres par jour minimum.La  pompe permet également une meilleure adaptation des besoins en insuline en fonction des activités de la vie quotidienne  (activité physique, loisirs...) et des moments de la journée (matinée, journée, nuit…). L’horaire des repas est beaucoup plus flexible. Dans certaines situations, comme au restaurant, ou lors d’un repas entre amis, elle permet de s’administrer de l’insuline en toute discrétion.Attention, la pompe n’est pas un pancréas artificiel, elle ne lit pas la glycémie,  il faut la programmer et globalement elle demande plutôt plus d’attention et d’investissement que le traitement discontinu.